La Via Campesina est solidaire avec les militants en grève de la faim et dénonce la violence institutionnelle au Brésil

(Harare, 3 août 2018) Le 31 juillet, six membres de La Via Campesina au Brésil ont entamé une grève de la faim illimitée devant le siège du Tribunal Fédéral Suprême (STF) de Brasilia pour exiger la libération de Lula et le respect de la démocratie, après un coup d’État parlementaire qui a montré son pire visage de violence dernièrement.

À cet égard, les délégué.e.s des organisations membres de La Via Campesina venu.e.s d’Afrique, d’Europe, d’Asie et de toute l’Amérique latine, réuni.e.s à l’école Florestan Fernandes, ont exprimé leur solidarité avec les militants en grève de la faim pour réclamer justice au Brésil et la fin des irrégularités et de l’arbitraire.

Nous saluons le courage et l’audace des militant.e.s des organisations membres de La Via Campesina au Brésil, qui, dans un contexte de régressions et d’impunité, ont eu la clarté politique et l’engagement de risquer leur vie pour leur pays, pour leur peuple, afin que la faim n’approfondisse pas les énormes contradictions que le capitalisme construit dans nos territoires. Nous sommes fier.e.s de la force des mouvements qui luttent pour la construction de l’internationalisme paysan dans le monde, tels que le Mouvement des Petits Agriculteurs (MPA) et le Mouvement des Sans-Terre (MST), en plus d’autres organisations qui se sont associées à cet appel.

Nous, à la Via Campesina, condamnons toutes les atrocités imposées au peuple brésilien pour dissimuler les intérêts politiques et partisans qui, sous une loi bourgeoise, raciste et machiste, imposent aux plus pauvres la violence, la privatisation des biens nationaux et condamnent le peuple au chômage et à la misère, et en conséquence, à la non concrétisation de la réforme agraire et la souveraineté alimentaire et l’agroécologie.

Finalement, nous tenons les pouvoirs institutionnels au Brésil responsables de la vie de nos collègues en grève de la faim. Nous appelons également nos organisations membres, amies et alliées à agir dans les ambassades de leurs pays. Toute expression de solidarité est indispensable pour dénoncer la situation grave que le Brésil vit.

La solidarité est la tendresse des peuples !

Lutter, construire la Réforme Agraire Populaire!

Globalisons la lutte, globalisons l’espoir!

Photo : Marcos Antonio Corbari

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