France : Loi foncière, des progrès à confirmer pour le foncier

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne

(Bagnolet, le 15 février 2017) La loi Potier a été adoptée hier par l’Assemblée nationale et devrait l’être aujourd’hui par le Sénat. En visant les montages sociétaires, véritables plaies particulièrement encouragés depuis 2006, elle pourrait permettre de contrôler certaines ventes de terres agricoles via l’intervention facilitée de la Safer dont elle renforce les prérogatives. Après les lois Alur, d’Avenir agricole, et Sapin, la loi Potier est une tentative de rattrapage louable mais qui ne suffira pas à réguler assez le foncier pour assurer l’accès aux terres agricoles à des paysans nombreux, répartis sur le territoire, dans des productions diverses et correspondant à la demande alimentaire.

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Brésil : appel de Fortaleza

(Fortaleza, 27 janvier 2017) Inspirés par les luttes paysannes du Ceara, nous, coordinatrices et coordinateurs nationaux du Mouvement des Travailleurs Sans Terre, nous sommes réunis à Fortaleza, revendiquant la mémoire et l’exemple de Fidel Castro, du centenaire de la Révolution russe et du cinquantenaire du martyr de Che Guevara, pour étudier la conjoncture politique et agraire de notre pays et projeter les défis et les tâches pour la prochaine période.
Il y a une crise structurelle du capitalisme, accentuée depuis 2008, expression des crises économique, politique, social et environnementale, représentée par des propositions autoritaires et fascistes, qui menacent les droits humains des travailleurs et les biens de la nature dans le monde entier. Dans ce contexte, pour que le Capital continue à s’approprier les ressources économiques de la société, il est nécessaire de supprimer les droits historiques de la classe travailleuse afin que ces ressources soient à la disposition exclusive du marché financier. Le Coup d
'État et les actes institutionnels du gouvernement illégitime du Brésil, comme la réforme de la sécurité sociale, la réforme du travail, le PEC55 et l’abandon au privé des ressources pétrolières du Pré-Sal, sont des exemples de ce mouvement. Face à ce scénario :

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Comment définissons-nous l'accaparement des terres?

Proposition de la Coordination Européenne Via Campesina

Vers une compréhension et une définition commune de l’accaparement des terres dans le monde entier.

Aucune définition complète de l’accaparement des terres réunissant toutes les indicateurs nécessaires n’existe. Nous avons donc besoin d’en développer une et de l’accepter afin qu’elle puisse être utilisée pour toute zone géographique. Plusieurs indicateurs doivent être pris en considération: la taille, les gens, le contrôle, la légalité et l’utilisation. Il y a deux idées importantes à retenir lors de la définition, la lecture ou l’usage de cette définition. Tout d’abord, un cadre pouvant être utilisé dans n’importe quel pays ou région doit être défini pour l’accaparement des terres. Deuxièmement, aucun des cinq facteurs ne peut être utilisé individuellement pour définir l’accaparement des terres: un accaparement des terres ne repose pas seulement sur la taille ou l’utilisation, il s’agit d’une combinaison de plusieurs de ces éléments.

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Refroidir la planète : les communautés en première ligne mènent la lutte

(Bruxelles, le 24 novembre 2016) Une nouvelle publication de Hands on the Land met en évidence la façon dont les communautés de petits producteurs alimentaires sont de plus en plus confrontées à l’accaparement des ressources naturelles et aux violations systématiques des droits humains. 

Télécharger la publication en français. Existe aussi en anglais et espagnol.

Les petits producteurs et les consommateurs d’aliments, les agriculteurs, les populations indigènes, les chasseurs et les cueilleurs, les familles paysannes, les travailleurs ruraux, les éleveurs et les bergers-pasteurs, les pêcheurs et les populations urbaines – à savoir les communautés principalement affectées– sont les principales victimes de l’accaparement croissant des ressources naturelles et des violations systématiques des droits de l’homme. De plus, déjà repoussées aux limites de la société, les communautés affectées sont victimes de catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes et des destructions causées par le bouleversement climatique – ainsi que de l’incapacité des gouvernements à adopter de vraies solutions concertées.

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