Manifestation contre l’OMC à Hong Kong : Solidarité entre paysans et migrants

Communiqué de presse 

Le mouvement paysan international La Via Campesina a participté aujourd’hui à Hong Kong à la manifestation contre l’OMC organisée par diverses organisations locales de travailleurs migrants.

La délégation internationale de La Via Campesina a apporté un fort soutien aux migrants en marchant et en chantant contre l’OMC. Trois leaders paysans de La Via Campesina se sont adressés à une foule de milliers de travailleurs, composée principalement de jeunes femmes indonésiennes travaillant comme employées domestiques à Hong Kong.
 
Henry Saragih, coordinateur général de La Via Campesina, a expliqué que dans des pays tels que l’Indonésie, la Thaïlande, l’Inde et le Népal, les populations rurales perdent leurs emplois car elles sont expulsées de leurs terres par des entreprises transnationales. Les gens sont expulsés de leurs villages alors qu’ils devraient avoir le droit de rester sur leur terre. « C’est le résultat des politiques de libre-échange promues par l’OMC et par d’autres institutions financières internationales », a-t-il déclaré. « De nombreux paysans doivent quitter leur maison et partir à l’étranger pour trouver un emploi. C’est la raison pour laquelle  il y a une forte solidarité entre les paysans et les travailleurs migrants contre l’OMC », a dit Saragih.
 
Carlos Marente, du Border Farm Workers Project (Projet pour les travailleurs ruraux de la frontière), basé à la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, a expliqué que les conditions de vie et de travail des travailleurs empirent partout dans le monde. « Nous devons défendre les droits sociaux et les droits du travail partout dans le monde. Et pour que la situation s’améliore, nous n’avons pas d’autre choix que de faire dérailler l’OMC », a-t-il dit à l’assemblée.

Ingeborg Tangeraas de l’Union norvégienne des petits agriculteurs a expliqué que la situation des travailleurs migrants empirait aussi en Europe. Le fossé entre les riches et les pauvres s’agrandit au sein des régions et des pays. « La souveraineté alimentaire est la solution aux problèmes de migration parce qu’elle crée des emplois durables ». La souveraineté alimentaire est le droit des peuples à définir leurs propres politiques alimentaires. Elle a aussi insisté sur le fait que les femmes étaient tout particulièrement touchées par les migrations. « Trop d’enfants grandissent sans leur mère ou leur père à la maison. Il nous faut de nouvelles politiques qui prennent mieux en compte les gens et l’environnement que ne le fait l’OMC ».

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