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Le Gouvernement de la Corée du Sud doit libérer immédiatement Ko Chang-geon de la Ligue des Paysans coréens !

23 février 23 | Bagnolet, France :

La Via Campesina a reçu de nouvelles inquiétantes concernant l’arrestation de Ko Chang-geon, Secrétaire général de la Ligue Paysanne Coréenne (KPL), un membre de La Via Campesina en Corée du Sud.

Ko Chang-geon et la KPL ont été à la première ligne de la lutte contre le néolibéralisme et l’Organisation mondiale du commerce (OMC), menant le combat pour la souveraineté alimentaire, la garantie des prix agricoles et s’opposant systématiquement aux forces antidémocratiques et aux accords commerciaux néolibéraux tels que l’Accord de Partenariat transpacifique global et progressiste (PTPGP).

La détention de Ko Chang-geon vise à supprimer et à écraser la lutte de la KPL contre les politiques inhumaines et antidémocratiques du gouvernement de Yun Seok-ryul. Cette arrestation vise à intimider celleux qui mènent notre combat pour la garantie du prix du riz, la souveraineté alimentaire et le droit des paysan·nes à vivre dans la dignité. Ko Chang-geon a été arrêté le 21 février 2023, car il est soupçonné d’avoir violé la loi sur la sécurité nationale, qui est souvent utilisée pour supprimer la liberté de pensée, y compris le socialisme, et dont l’abrogation a été recommandée par plusieurs institutions internationales telles que l’ONU et d’autres organisations de défense des droits de l’homme.

La Via Campesina, avec les paysans coréens, les ouvriers, les travailleurs ruraux et d’autres mouvements sociaux, exige la libération immédiate de Ko Chang-geon et rejette fermement la répression des leaders du mouvement paysan. Nous demandons la garantie de leur droit à la liberté politique et intellectuelle.

Nous rappelons au gouvernement de la Corée du Sud la Déclaration des Nations unies sur les Droits des Paysan·nes et des autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP). L’article 8 de cette déclaration stipule que les paysan·nes et les autres personnes travaillant dans les zones rurales ont le droit à la liberté de pensée, de croyance, de conscience, d’opinion, d’expression et de réunion pacifique. L’article 9 accorde aux paysan·nes le droit de constituer et d’adhérer à des organisations, des syndicats, des coopératives ou toute autre association de leur choix pour la protection de leurs intérêts et à mener des négociations collectives, à l’abri de toute ingérence, contrainte ou répression.

En tant que mouvement paysan mondial et en tant que voix de plus de 200 millions de paysan·nes, autochtones, travailleur·euses agricoles, petit·es producteur·trices et travailleur·euses ruraux·ales, La Via Campesina condamne fermement cette mesure contre Ko Chang-geon. Nous soutenons également l’abolition de la loi de Sécurité nationale, qui supprime les libertés politiques et intellectuelles des paysan·nes, et la lutte du peuple sud-coréen pour cela.

La Via Campesina soutiendra toujours la lutte des paysans et luttera pour la libération des paysans du monde entier, main dans la main.

Nous exigeons la libération du Secrétaire général Ko Chang-geon pour son travail de défense du droit à la vie des paysan·nes !
Arrêtez la criminalisation et la répression du mouvement paysan !
Protégeons les droits des paysan·nes, faisons respecter l’UNDROP !
Globalisons la lutte, globalisons l’espoir !