Soutien de la Colombie à la Déclaration des Nations unies sur les droits des paysan·nes et autres personnes travaillant dans les zones rurales (UNDROP)

À travers une note diplomatique envoyée au Secrétaire général des Nations unies, l’État colombien exprime sa décision de soutenir et de mettre en œuvre l’UNDROP. Avec cette note, envoyée par le gouvernement fin 2022, la Colombie rejoint la liste des pays qui s’engagent à respecter et à garantir les droits des populations rurales.

À la mi-août, le gouvernement a présenté au Congrès le projet de loi visant à reconnaître la paysannerie comme un sujet de droits, y compris le droit à la terre et à la territorialité. Ce projet, qui a déjà été approuvé lors du premier des huit débats au sein du corps législatif, prévoit également l’intégration de l’UNDROP dans le bloc constitutionnel, lui conférant ainsi une hiérarchie normative au sein du système juridique interne.

Les progrès dans la reconnaissance et la garantie des droits des paysans ne se sont pas limités à des actions réglementaires, les processus de formalisation des terres pour les petit·es paysan·nes et la reconnaissance des zones de réserve paysanne (ZRC) progressent également. Au cours des six derniers mois, 1,4 million d’hectares de terres ont été formalisés et quatre zones de réserve paysanne ont été approuvées, ce qui représente une avancée importante puisque, au cours des 20 dernières années, une seule zone de réserve paysanne avait été approuvée à Montes de María.

Actuellement, la Colombie compte 11 zones de réserve paysanne, qui fonctionnent comme une forme de structuration sociale du territoire visant à corriger les phénomènes de concentration inéquitable des terres, à consolider l’économie paysanne et à protéger la souveraineté alimentaire.

Il est important de souligner que le processus de remise des terres convenu dans l’accord de paix de 2016 a finalement commencé : le 2 mars dernier, 6 195 familles paysannes ont reçu 3 532 hectares de terres achetées.

Photo: Telesur