Les transgéniques

Comuniqué de presse

La contamination génétique se trouve être au centre du débat mondial. C’est pourquoi, il faut réunir toutes nos connaissances au sujet des Organismes Génétiquement Modifiés (OGMs), un thème qui commence à se faire connaître au niveau des droits des consommateurs. Néanmoins, il y a des analyses beaucoup plus profondes `faire au sujet de la manipulation des aliments et des semences. On commence à voir comment les grandes puissances prennent des décisions qui touchent au reste du monde par la promotion, avant toute chose, du pouvoir économique sur la vie humaine.

La gamme des OGMs est devenue une véritable arme destinée à contaminer la population mondiale. Les efforts de l’industrie bio-technologique sont énormes pour parvenir à faire globalement accepter les cultures génétiquement modifiées comme un fait accompli.

La Via Campesina dévoile aux yeux du monde, que bien au contraire, ce sont les entreprises multinationales qui imposent ces cultures transgéniques en tant qu’alternative à une consommation et à une économie valable pour elles, comme synonyme de progrès et comme faisant partie de ce processus globalisateur imposé par le modèle économique du libre marché.

L’existence des OGMs engendre de grands risques : en termes de santé pour ceux qui consomment les produits non seulement manipulés ; mais encore sur lesquels on use et abuse de pesticides destinés à l’exportation agricole ; en ce qui concerne l’environnement où il y a de graves problèmes tels que la destruction de la biodiversité (la variété de la vie sous toutes ses formes, niveaux et combinaisons). Les inégalités sociales deviennent de plus en plus visibles car les répercussions dans le monde paysan sont brutales, vu que les avantages des OGMs ne favorisent qu’un très faible secteur de la population mondiale : les entrepreneurs qui dirigent les entreprises multinationales.

Autre thème important : l’insertion de la biotechnologie qui, contrairement à comment elle a été diffusée jusqu’à présent, ne représente pas que les « bons côtés » du processus technologique. Le monde paysan nous averti bien de ce que ce type de développement n’est pas du tout orienté vers le bien commun, ni vers la réduction de la faim dans le monde, contrairement à tout ce qui est déclaré par leurs créateurs et précurseurs, vu qu’eux-mêmes ne prétendent favoriser que les grandes entreprises d’aliments, médicaments et fabricants de pesticides.

Actuellement, la biotechnologie a été introduite sans que les réels besoins des pays et des peuples ne soient considérés, et sans consulter l’opinion citoyenne. On a pas besoin d’OGMs, on a besoin d’aliments sains et naturels ; on a pas besoin de semences transgéniques, on a besoin de rendre actives les milliers de semences paysannes qui ont alimenté le monde pendant toute l’histoire de l’humanité. On accepte pas les aliments transformés en produits de l’industrie pharmaceutique, ce que l’on désire c’est pouvoir décider de forme souveraine ce que l’on veut consommer et comment l’on veut consommer.

Face à cette situation, la Via Campesina réalise des actions contre ce système commercial qui agresse la paysannerie, en prenant comme point de référence commune une grande campagne mondiale : Les semences Patrimoines des Peuples au Service de l’Humanité. C’est ainsi que se manifeste la Via Campesina, en indiquant que l’humanité n’est parvenue jusqu’à nos jours que grâce à la libre production, reproduction et accès démocratiques en ce qui concerne l’usage des semences. « Nous défendons le principe que les agriculteurs et leurs communautés ont le droit et le devoir de produire des semences. Nous sommes contre l’usage des semences transgéniques, sur lesquelles il n’y a aucune sécurité en ce qui concerne la santé des agriculteurs/agricultrices, des consommateurs/consommatrices, ni de l’environnement. Nous sommes contre le monopole des semences réalisé par les entreprises transnationales. »

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