Surmonter les souffrances du Grand Tremblement de Terre, à la recherche d’une société centrée sur les énergies renouvelables, tout en renforçant les mouvements anti-ALE/TPP

Motion adoptée le 12 Juin 2013 par la VI Conférence internationale de la Via Campesina

 Le 11 mars 2011, un accident est survenu dans une centrale nucléaire au Japon, malgré l’assurance donné par le gouvernement et autres cercles pro-nucléaires affirmant que l’énergie nucléaire était absolument sûre.

Depuis l’accident nucléaire de Fukushima, nous avons réalisés qu’une fois qu’un accident arrive dans une centrale nucléaire et que des substances radioactives sont relâchées dans l’environnement, il n’existe aucun moyen technologique pour les contenir. Les dommages se propagent géographiquement sans aucune limite et les conséquences persistent pour des générations.

Cet accident à particulièrement touché l’agriculture biologique que nous avons développée depuis longtemps ainsi qu’un système de vente directe des produits agricoles.

À Fukushima, 150.000 personnes sont toujours dans l’impossibilité de retourner chez elles et par conséquence de recevoir des aides. Il est urgent de régler cette situation.

Pourtant, le gouvernement japonais s’obstine dans son refus à admettre qu’il s’agit d’un désastre d’origine humaine. En décembre 2011, il a même annoncé la fin de l’accident, sans investigation suffisante pour déterminer les causes de l’accident et clarifier le processus de mise hors service de la centrale nucléaire.

Bien que tous les réacteurs nucléaires au Japon ont été arrêtés après l’accident, le gouvernement a remis deux réacteurs en service par la force, attendant une occasion pour en relancer d’autres. Pire encore, il prévoit d’exporter des réacteurs, insistant sur l’affirmation que « les réacteurs du Japon sont les plus sûrs dans le monde. »

Pour protester contre ces décisions, des mouvements de base de la société civile cherchant à rompre avec l’énergie nucléaire et opposés à l’opération de relance, se propagent à travers le pays et des manifestations ont lieu tous les vendredi devant la résidence officielle du Premier Ministre et d’autres endroit dans toute la nation.

Nous exigeons du gouvernement l’arrêt du projet d’exportation de réacteurs et de leur reprise de service ; le retirement de ses annonces de fin d’accident, la mise hors service de tous les réacteurs et le dédommagement complet des victimes.

Convaincus que les zones rurales sont pleines de ressources d’énergie naturelle, nous avons mis en place des dispositifs d’énergies renouvelables distribués à petite échelle afin de mettre fin à notre dépendance à l’énergie nucléaire. Nous appelons les autres à rejoindre nos efforts pour mettre en place des communautés orientées vers les énergies renouvelables tout en combattant les projets énergétiques colossaux contrôlés par les grandes entreprises.

Nous appelons à la solidarité internationale pour promouvoir le changement d’une société dépendant de l’énergie nucléaire vers une société basée sur les énergies renouvelables tout en renforçant le mouvement contre l’Accord de Libre-Échange/Accord de Partenariat Trans-Pacifique (ALE/TPP).

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