Liberté pour Andrés Bodalo : contre la criminalisation du droit à manifester

Communiqué de la Coordination Européenne Via Campesina

(Bruxelles, le 23 mars 2016) Pour la défense des travailleuses et travailleurs ruraux d’Andalousie. Pour la lutte constante pour l’accès à la terre et contre les grand propriétés et l’agrobusiness. Pour son engagement sans limites avec les immigrés et pour la défense des droits au pain, au travail, au logement et a des revenus décents pour toutes les personnes qui résident sur le sol andalous. Parce que ceux qui ont le pouvoir savent qu’il ne baissera jamais les bras et qu’il continuera à dénonce les injustices et l’exploitation de ces tiers. C’est pour toutes ces raison que notre camarade, Andrés Bódalo, du Sindicato Obreros del Campo de Jaén (Syndicat des travailleurs agricole de Jaén), a été condamné à 3 ans et demi de prison, à cause de son engagement dans une protestation collective depuis plus de 4 ans. Andrés, comme beaucoup d’autre camarades a été victime d’un coup monté judiciaire qui ne fait rien de plus qu’appliquer une politique de répression sociale et de criminalisation de la protestation légitime des journaliers et journalières.

 

 

Mais le mouvement paysan d’Andalousie, d’Europe et du monde entier ne se soumettra jamais aux dictas du capital ni aux grandes entreprises et propriétaires terriens. Notre convictions, notre lutte, notre sang et notre joie continueront à semer la résistance, la dignité et la souveraineté alimentaire dans chaque coin de la planète pour la défense de nos vies et de notre Terre mère.

 

Le mouvement paysans de toute l’Europe exprime sa solidarité à toutes et tous les camarades paysannes et paysans, migrantes et migrants, travailleuses et travailleurs ruraux qui se voient aujourd’hui menacés-ées, condamnés-ées et assassinés-ées pour leur engagement constant dans notre luttes.

 

L’Assemblée Générale de la Coordination Européenne Via Campésina exige l’immédiate amnistie du leader journalier andalou Andrés Bódalo et la fin de la criminalisation et de la répression menée contre le Sindicato Andaluz de Trabajadores, soumis à une amande de plus d’un million d’euros et 650 inculpés-ées pour un total de 446 années de prison.

 

STOP À LA RÉPRESSION POUR CEUX QUI LUTTENT POUR LA DIGNITÉ
SOLIDARITÉ CAR L’UNION FAIT LA FORCE

 

 

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