Déclaration de LVC contre le Traité de Commerce de Libre-Échange de l’UE-Japon

 

 

 

À travers le Mouvement Paysan International de La Vía Campesina[1] ainsi que de ses membres, la Coordination Européenne de La Vía Campesina[2] (ECVC) ensemble avec le Mouvement des Petits Agriculteurs du Japon[3] (NOUMINREN) réclament l’arrêt immédiat des négociations sur le Traité de Commerce de Libre-Echange  entre l’Union Européenne et le Japon. Le soussigné mouvement paysan défend la Souveraineté Alimentaire comme base pour les politiques publiques en lien avec l’alimentation et l’agriculture.

Dans toute l’Union Européenne ainsi qu’au Japon, les corporations transnationales (TNCs) utilisent leur emprise sur les gouvernements afin d’imposer un autre traité de commerce soi-disant “libre” qui rendra la vie des paysans de toutes ces régions encore plus difficile. Lancé en 2013, le Traité de Commerce de Libre Échange entre l’Union Européenne et le Japon a déjà passé 18 étapes de négociations hautement occultées. Avec les États-Unis qui ont enclenché le Partenariat Transpacifique (TPP) et le Partenariat pour le Commerce et l’Investissement (TTIP), la presse médiatique, en alerte contre le protectionnisme et supportant le commerce “libre”, déclare que l’Europe et le Japon sont sérieusement appelés à ratifier l’accord pour la fin de cette année.

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France, Fruits et légumes : Qui s’inquiète du revenu des paysans ?

Communiqué de presse de la Confédération paysanne

(Bagnolet, le 27 avril 2017) Aujourd’hui se termine le MEDFEL, sobrement nommé le « Salon International d'Affaires de la filière Fruit et légumes de l'EuroMéditerranée », qui a rassemblé plusieurs centaines de logisticiens et de courtiers du pourtour méditerranéen « sous le haut patronage du ministère de l’agriculture ».
Un des objectifs du MEDFEL est, à partir des prévisions de récolte chez les principaux pays producteurs, de permettre aux opérateurs de planifier la commercialisation sur le marché français de fruits et légumes d'été, dont une grande partie, qui ne cesse de croître dans le cadre du libre-échange en Europe, est importée.
Au moment-même où des épisodes de gel détruisent une grande partie des récoltes françaises, les opérateurs du commerce planifient donc en toute sérénité leurs importations de fruits, de légumes et de vins originaires de pays qui n’ont pas connu ce désastre et qui feront pression sur les prix en France. Alors que les paysans, en mal de volumes et en l'absence de véritable plan de soutien de l'Etat, auront plus que jamais besoin de prix élevés pour compenser une partie de leurs pertes.

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Scandale de la viande bovine avariée : que l'Union européenne ouvre les yeux

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne

(Bagnolet, le 22 mars 2017) Le scandale sanitaire qui touche actuellement le géant de l’agroalimentaire brésilien JBS est une nouvelle preuve des risques de dérives auxquelles l’Union Européenne s’expose en signant le CETA.

Les autorités brésiliennes viennent de mettre à jour un vaste système de fraudes qui a permis la mise sur le marché de viande avariée. Parmi la vingtaine d’entreprises concernées par ce scandale, on retrouve notamment JBS, qui représente un quart du marché mondial du bœuf et concentre, avec Cargill, 90 % des abattages de bovins au Canada.

Or lorsqu’elle négocie des accords de libre-échange, l’Union Européenne ouvre son marché en se basant sur un principe d’équivalence sanitaire : Même si les normes et les contrôles sont moins exigeants qu’en Europe, elle reconnaît le système sanitaire du pays exportateur comme équivalent à celui de l’UE.

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Les accords de Libre échange et l'agriculture !

Mars 2017, numéro 29 du Bulletin Nyéléni

Les ALE ne sont pas qu’une question de commerce. Il s’agit d’accords détaillés visant à consolider le capitalisme et le libre échange, à renforcer le pouvoir des multinationales, de la finance et des gouvernements les plus puissants. Ce sont des outils pour faire avancer les objectifs géopolitiques de tous ces acteurs. Les liens entre les ALE, le changement climatique, la destruction de l’environnement, la violation des droits des peuples autochtones, des travailleurs et des paysans, sont directs. Cliquez ici pour télécharger l'édition française  ou lisez le bulletin directement sur le site www.nyeleni.org

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