La Vía Campesina dénonce la criminalisation croissante et la persécution envers la paysannerie au Brésil

Communiqué de presse de la Via Campesina

(Harare, 8 novembre 2016) La Vía Campesina, mouvement paysan international, dénonce la triple alliance entre le gouvernement putschiste de Temer, les intérêts transnationaux et les médias officiels qui cherchent à inventer un scénario dirigé à l'attention de l’opinion publique pour tenter de criminaliser les mouvements sociaux au Brésil dans leur droit légitime à la résistance et à la protestation.

Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement de Temer a renforcé son plan stratégique néolibéral avec la réduction des coûts du travail, la récupération de fonds, en privatisant et en octroyant plus de privilèges au secteur de l’agroindustrie, au détriment des secteurs populaires, paysans, indigènes et des populations les plus pauvres. Les ressources financières qui étaient auparavant destinées à divers secteurs publics comme celui de l’éducation, la santé ainsi que les droits des travailleurs et travailleuses ont été piétinés quelques jours à peine après la prise du pouvoir par Temer. Imposant une politique dominée par la peur, la persécution et la criminalisation orchestrées par les  médias de masse, comme Globo, où nos camarades ont été représentés sur écran comme des criminel(le)s, bafouant de cette manière leurs droits civils et leur droit à l’organisation.

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Brésil : Temer attaque le mouvement des sans Terre

(Brasilia, 5 novembre 2016) Rien n’arrive par hasard. Alors que représentant du Mouvement des Sans Terres du Brésil, Joao Pedro Stédile et d’autres membres de cette organisation de masse se trouvent au Vatican pour participer à la Rencontre des Mouvements Populaires avec le Pape François, la police brésilienne attaque violemment l’Ecole Florestan Fernandes que cette organisation possède dans les environs de Sao Paulo.

Un déploiement inhabituel d’hommes en uniformes brandissant leurs armes et tirant en l’air sans aucune nécessité, des insultes criées contre les militants du Mouvement des Sans Terre qui se trouvaient là, tout cela dans le cadre d’une claire démonstration de haine et de force contre l’une des plus importantes organisations paysannes du continent, une organisatrice essentielle de la Vía Campesina jouissant d’un prestige mondial pour la tâche qu’elle accomplit depuis des années en défense des travailleurs et des travailleuses des champs et du peuple pauvre du Brésil.

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Brésil : La police envahit une école du MST

Communiqué de la Coordination Européenne Via Campesina

(Bruxelles, le 7 novembre 2016) La Coordination Européenne Via Campesina dénonce avec force l’acte de répression perpétré par la police brésilienne contre les militants du Mouvement des sans-terre qui a eu lieu ce vendredi 4 novembre, à l’Ecole Nationale Florestan Fernandez à Guararema (SP, Brésil).

Cet acte s’ajoute à de nombreuses mesures autoritaires répressives à l’encontre du MST qui ont eu lieu ces derniers mois, à l’image du meurtre de deux de ces membres au printemps dans l’état de Paraná. Ces faits montrent clairement l’actuelle politique dictatoriale de criminalisation des mouvements sociaux dans le pays.

L’Ecole Nationale Florestan Fernandez est un espace de formation important pour les militants brésiliens et internationaux. Le raid qu’y a mené la police est intolérable et sans fondement légal aucun.

Nous réaffirmons que lutter n’est pas un crime ! Et que construire une réforme agraire citoyenne est un droit.

De la Coordination Européenne Via Campesina nous rejetons avec vigueur la persécution et la criminalisation du MST et de ses membres, et exprimons notre solidarité avec ce mouvement social majeur.

#LutarEumDireito  #LaLutteEstUnDroit

Le processus de paix ne s’arrête pas : La Coordination Européenne Via Campesina solidaire des paysan.ne.s colombiens

Communiqué de presse de la Coordination Européenne Via Campesina

(Bruxelles, le 7 Octobre 2016) Véronique Léon, paysanne européenne et ancienne secrétaire nationale de la Confédération paysanne, France, ainsi que Spitou Mendi, salarié agricole membre du SOC-SAT* , Espagne, participaient à la mission internationale de solidarité présente du 19 au 24 septembre en Colombie. L’objectif : soutenir le mouvement paysan dans l’exigence du respect des accords atteints avec le gouvernement national après les mobilisations de ces dernières années. Un objectif qui n’est pas remis en cause par la victoire du « non » ce weekend passé lors du referendum aux accords de paix entre les FARC-EP et le gouvernement de Juan Manuel Santos. 
La problématique centrale concerne le droit à la terre et au territoire des paysannes et des paysans du pays, abordé dans le premier point de l’accord de paix signé entre le gouvernement colombien et les FARC-EP. La mission a observé l’ingérence et les impacts des multinationales, les processus de restitution et d’enfrichements.

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