Communiqué de soutien aux faucheurs volontaires

Détruisons les OGM et cultivons la biodiversité!
(Matola, 22 octobre 2008 ) Les 600 délégués de Via Campesina réunis à Matola au Mozambique pour la Cinquième Conférence du mouvement paysan apportent leur soutien aux 12 faucheurs volontaires condamnés aujourd'hui par le tribunal de Bordeaux (France) à 3 mois de prison avec sursis. Parmi eux, le leader José Bové a été condamné à 12000 euros d’amende pour avoir mené une action de désobéissance civique de neutralisation de maïs BT de la firme Monsanto. Suite aux nombreuses actions syndicales et citoyennes, ce maïs est aujourd'hui interdit à la culture en France.

Nos camarades seraient-ils coupables d’avoir eu raison deux ans trop tôt ?
Nous appelons à la solidarité et à la résistance par des actes de neutralisation généralisée de plantes génétiquement modifiées.
Résister c’est aussi cultiver et échanger des semences paysannes afin que les paysans et les paysannes reconquièrent la biodiversité mise en danger par les sociétés multinationales.

Seules les semences paysannes sont garantes du respect de l'environnement, de la santé et du dynamisme des communautés rurales. Elles sont indispensables à la souverainté alimentaire.

Détruisons les OGM, cultivons la biodiversité, cultivons la souveraineté des peuples.

Contacts :
Josie Riffaud : +33 613105291

Solidarité des Paysans et paysannes du monde avec les Paysans palestiniens

Résolutions de l’Assemblée Générale de la Vème Conférence de La Via Campesina à Maputo, Mozambique:
  1. Soutien à la lutte des paysans palestiniens et bédouins pour leur survie et leur souveraineté, même leur souveraineté alimentaire.  Les paysans palestiniens luttent pour le droit à leur terre et font partie de la lutte globale des paysans.
  2. Solidarité avec le peuple palestinien qui affronte l’oppression quotidienne, même le déracinement de la terre de leurs oliviers et d’autres arbres sacrés pour eux.   
  3. Nous condamnons le “Mur de l’honte” érigé par l’État agresseur israélien, qui écarte les paysans et les paysannes de leurs fermes, de leurs terres et de leurs familles et de leurs voisins. 

Motion sur le retrait des troupes militaires d’occupation en Haiti

Pendant des années, les populations esclaves d’Haïti ont donné leur sang, jusqu’à faire du pays, en 1804, la première république noire indépendante et révolutionnaire du monde.
 
Aujourd’hui, trois siècles de saccage et d’intervention des pays impérialistes plus tard, Haïti souffre à nouveau d’une intervention étrangère.

C’est pourquoi la région Caraïbes qui participe à cette Ve Conférence demande à la Vía Campesina de soutenir le mouvement social haïtien et d’exiger le retrait immédiat des troupes militaires de Haïti, selon le principe du respect de l’indépendance, de la souveraineté et de l’histoire du peuple haïtien.

Nous demandons également à l’Assemblée de condamner les manœuvres des Etats-Unis pour utiliser les forces armées du Brésil et d’autres pays latino-américains, dans le clair objectif de diviser nos peuples. 

Dehors, les troupes d’occupation!

Vive le peuple haïtien!

Merci beaucoup.

Pour la terre et la vie du peuple kaiowá guarani

En ce début de millénaire, plus d’une centaine de vies de vidas Kaiowá Guaraní sont sacrifiées annuellement dans l’Etat du Mato Grosso do Sul. Les causes en sont la voracité pour la monoculture de l’agrobusiness, stimulée par le fait que le gouvernement fédéral ne délimite pas les terres indigènes ; l’impunité des assassins d’indigènes et l’emprisonnement de ceux qui ceux qui luttent pour les droits de leur peuple ; les paralysations des procédures de démarcations par des actions en justice et par l’intervention continue des pouvoirs législatif et exécutif de l’Etat et des communes.

En conséquence, il existe une situation de violence et de morts, caractéristique d’un génocide.  Ce sont des dizaines de meurtres, de personnes mortes renversées par des voitures, mais aussi des morts par inanition et des suicides et une grande fragilité économique qui rendent les projets de vie et le futur incertain pour les Kaiowa Guarani. Plus de 100 d’entre eux sont actuellement incarcérés dans les prisons de l’Etat.

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