Droits des agriculteurs, Art 9

16 mars, Organe Directeur du TIRPAA, point 13 de l'Ordre du Jour

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Le Traité a déjà rempli l'essentiel de sa première mission consistant à mettre les semences des paysans à disposition des firmes industrielles des pays du Nord. Plus de 90 % de ces semences viennent des pays du Sud. En échange,, le Traité s'est donné une deuxième mission : le partage des avantages économiques réalisés par l'industrie à partir de ces semences et la reconnaissance des droits des agriculteurs de ressemer, d'échanger et de vendre leurs semences et de protéger leurs savoirs.

Mais le Traité n'a pas rempli cette deuxième mission. L'industrie refuse de payer pour le partage des avantages et rien ne laisse présager qu'elle payera demain. La réalisation des droits des agriculteurs a été confiée aux États mais la plupart des gouvernements appliquent  les droits des obtenteurs qui sont une négation des droits des agriculteurs. Ainsi le partage des avantages se résume à l'interdiction des semences de ferme dans le cas du brevet, et au paiement de royalties versées à l'industrie par les agriculteurs dans le cas du Certificat d'Obtention végétale, à l'appropriation par l'industrie des semences paysannes contaminées par des OGM, ou encore dans de nombreux pays à l'interdiction des échanges informels de semences entre agriculteurs.

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Les Semences Paysannes sont la Dignité, la Culture et la Vie: Agriculteurs en résistance pour défendre leur droit aux semences paysannes

VIA CAMPESINA - DÉCLARATION DE BALI SUR LES SEMENCES

Dans le monde d'aujourd'hui nous sommes les victimes d'une guerre pour le contrôle des semences. Nos agricultures sont menacées par les industries qui cherchent à contrôler nos semences par tous les moyens possibles. Le résultat de cette guerre déterminera l'avenir de l'humanité étant donné que nous dépendons tous des semences pour notre alimentation quotidienne.

Un acteur de cette guerre est l'industrie des semences du génie génétique, des technologies hybrides et des produits agrochimiques, qui vise l'appropriation des semences pour multiplier ses profits en obligeant les agriculteurs à consommer et dépendre de ses semences. De l'autre côté se trouvent des paysans et paysannes qui conservent et reproduisent nos semences, avec nos systèmes vivants de semences locales, paysannes et indigènes, les semences qui sont le patrimoine de nos peuples. C’est une richesse que nous mettons généreusement au service de l'humanité.

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Protéger les semences paysannes et développer l’agriculture paysanne en réponse aux crises de l’alimentation, de la biodiversité et du climat

Press Release – La Via Campesina

Une réunion ministérielle sur l’Alimentation, la biodiversité et le changement climatique aura lieu à Nusa Dua, à Bali, le 11 mars 2011, avant la quatrième séance de l’organe directeur du Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA), aussi appelée le Traité des Semences (14-18 mars 2011). La réunion ministérielle vise à résoudre les crises de l’alimentation, de la biodiversité et du changement climatique. La FAO a rapporté plus tôt cette année que 925 millions de personnes souffrent de la faim suite à ces crises multiples. La plupart d’entre elles vivent dans les zones rurales qui sont le centre de l’agriculture. Nous, les délégués de La Via Campesina, un mouvement international de paysans qui participe au Traité des Semences, regrettons donc que les paysans et les petits agriculteurs ne soient pas pris en compte dans cette réunion ministérielle.

L’expérience des paysans partout dans le monde prouve que l’agriculture agro-écologique et les marchés alimentaires locaux sont la meilleure réponse aux crises multiples actuelles. L’agriculture agro-écologique a démontré sa grande capacité à s’adapter aux conséquences du changement climatique et à contribuer à la lutte contre le changement climatique en stockant. Elle stocke les gaz à effet de serre de manière durable dans le sol et consomme bien moins de carburant fossile que l’agriculture industrielle, qui emploie du carburant non seulement pour la production alimentaire, mais aussi pour le transport, et la production d’engrais chimique. L’agriculture industrielle contribue donc fortement au changement climatique. L’agriculture agro-écologique garantit par contre la production alimentaire des familles paysannes et peut produire aussi bien pour les marchés locaux que les marchés urbains. De plus, elle accroît et conserve la biodiversité, ce qui mène à la diversification alimentaire et garantit l'alimentation de nos enfants.

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Les agriculteurs familiaux défendent la biodiversité et nourrissent la planète

Document de position - Nagoya

Non aux solutions basées sur les mécanismes de marché pour lutter contre la destruction de la biodiversité !

Du 18 au 29 octobre 2010, le mouvement paysan international « La Vía Campesina » a participé à la 10ème Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB) à Nagoya (Japon).

Des hommes et des femmes représentant les communautés agricoles familiales d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Nord ont participé à la CDB afin de dénoncer et rejeter la commercialisation frénétique des ressources naturelles de la planète. Il existe des solutions viables à la crise environnementale : ce sont les diverses cultures humaines capables de préserver la biodiversité au moyen d’une agriculture paysanne et familiale durable et la gestion de la biodiversité par les communautés locales.

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