Communiqué de soutien de La Via Campésina aux 62 faucheurs de Colmar

La Via Campésina, mouvement paysan international, réunie au Brésil pour tenir  un comité de coordination international déclare apporter son soutien aux faucheurs et faucheuses volontaires d'ogm qui comparaissent au tribunal de Colmar pour avoir neutralisé 70 plants de vigne, essai de plantes génétiquement modifiées mené par l'INRA (institut  scientifique national de recherche agronomique publique )

Nous félicitons ces nobles citoyens et citoyennes d'avoir agi pour la pérennité de notre agriculture paysanne, d'avoir agi afin d'empêcher que demain nous soyons soumis à la manipulation génétique généralisée et à la main mise des firmes transnationales et agro-industrielles qui l'accompagne.

Ce n'est pas en contaminant les sols, l'eau, les semences, en détruisant la biodiversité végétale et animale que l'agriculture pourra répondre aux besoins alimentaires des populations.

Nous, paysans et paysannes d'Afrique, d'Amérique, d'Asie, et d'Europe pensons qu'une collaboration avec les scientifiques et les agronomes est nécessaire. Elle doit se dérouler dans le sens d'une complémentarité avec nos savoir-faire et nos besoins effectifs.

La recherche scientifique et agronomique au service des populations doit notamment enrichir l'agroécologie, l'un des piliers de la souveraineté alimentaire.

Globalisons la lutte! Globalisons l'espoir!

Comité de Coordination International de la Via Campésina

Sao Paulo, le 28 septembre 2011

Belgique: Journée de libération nationale d’un champ de pommes de terre OGM 29 mai 2011 à Wetteren

Suite à l’essai de plein champ de cultures synthétiques (pommes de terre génétiquement modifiés), le débat sur les biotechnologies et la nécessité d’un modèle agricole durable a été pleinement relancé ces derniers mois.

Le Field Liberation Movement espère que ce n’est que le début d’un vaste débat public et de fond qui bénéficiera aux agriculteurs, aux consommateurs, à l’environnement et à la qualité alimentaire. Menons ce débat scientifique et social avant de tester des OGM en plein air!

Une recherche indépendante joue un rôle crucial dans le soutien d’un modèle agricole durable, mais nos chercheurs doivent avoir les ressources pour poser les bonnes questions, celles d’intérêt général.

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Traité sur les semences - Déclaration de la société civile

Bali, 18 mars 2011

[Je m’exprime au nom de La Via Campesina et des Organisations de la Société Civile (OSC) présentes à la quatrième session de l’Organe Directeur du Traité sur les semences]

Introduction

Madame la Présidente, nous sommes heureux de pouvoir saisir cette occasion pour vous exprimer quelques réflexions concernant les progrès réalisés lors de cette quatrième session de l'Organe directeur. Nous vous remercions à ce propos pour votre compréhension à notre égard et pour votre accueil chaleureux.

Lors de la deuxième réunion de l’Organe directeur, les organisations de la société civile avaient suggéré qu’il serait plus réaliste de suspendre le Traité plutôt que de le laisser poursuivre son fonctionnement sans les ressources adaptées. Lors de la troisième réunion, nous étions restés optimistes et avions plaidé en faveur d’un programme garantissant que les gouvernements ayant ratifié le Traité se chargeraient d’assurer son fonctionnement. Nous attendions de cette quatrième session de l’Organe directeur que les Parties contractantes décident de trouver les moyens de faire fonctionner le Traité et qu’elles s’y engagent politiquement, dans l'intérêt des principaux utilisateurs et développeurs des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, à savoir les petits paysans du monde.  

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Droits des agriculteurs, Art 9

16 mars, Organe Directeur du TIRPAA, point 13 de l'Ordre du Jour

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Le Traité a déjà rempli l'essentiel de sa première mission consistant à mettre les semences des paysans à disposition des firmes industrielles des pays du Nord. Plus de 90 % de ces semences viennent des pays du Sud. En échange,, le Traité s'est donné une deuxième mission : le partage des avantages économiques réalisés par l'industrie à partir de ces semences et la reconnaissance des droits des agriculteurs de ressemer, d'échanger et de vendre leurs semences et de protéger leurs savoirs.

Mais le Traité n'a pas rempli cette deuxième mission. L'industrie refuse de payer pour le partage des avantages et rien ne laisse présager qu'elle payera demain. La réalisation des droits des agriculteurs a été confiée aux États mais la plupart des gouvernements appliquent  les droits des obtenteurs qui sont une négation des droits des agriculteurs. Ainsi le partage des avantages se résume à l'interdiction des semences de ferme dans le cas du brevet, et au paiement de royalties versées à l'industrie par les agriculteurs dans le cas du Certificat d'Obtention végétale, à l'appropriation par l'industrie des semences paysannes contaminées par des OGM, ou encore dans de nombreux pays à l'interdiction des échanges informels de semences entre agriculteurs.

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