Convention sur la Diversité Biologique: Paysannes et paysans demandent la fin de la commercialisation de la biodiversité, les semences OGM et la biologie synthétique

La Via Campesina – Communiqué de presse

(Hyderabad, le 11 octobre 2012) Alors que les leaders du monde entier se rassemblent à Hyderabad en Inde, pour la 11ème Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB), pour discuter des moyens d’endiguer l’appauvrissement rapide de la Diversité Biologique, La Via Campesina (LVC) mouvement paysan international, affirme qu’au lieu de protéger la biodiversité, les discussions de la CDB dégénèrent et s'orientent vers une discussion sur la privatisation et la commercialisation de la biodiversité. Cette progression vise à doter les grandes entreprises du contrôle de la biodiversité à des fins commerciales, au détriment des paysannes et paysans, des pêcheurs et des populations indigènes qui la protègent et en prennent soin.

La CDB traite aussi de technologies à risque et/ou non-testées, comme par exemple de nouveaux types de biologie synthétique, d' OGM et de géo-ingénierie. « Ils essaient de créer des formes de vie qui n’existent pas dans la nature ou de favoriser des projets à très grande échelle comme la fertilisation des océans pour séquestrer du carbone, ce qui porte atteinte à la faune et la flore marines. Il n’y a aucune institution qui contrôle ces évolutions douteuses et nous ne pouvons en prévoir les risques. Ces solutions technologiques ne résolvent pas nos problèmes environnementaux. Elles ne font qu’aggraver les choses. » Déclare Marciano Toledo, membre de La Via Campesina Brésil.

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Action pour les semences paysannes à Genève

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Alors que l'UPOV fête ses 50 ans, les paysans protestent contre une institution au service de l'industrie semencière

Communiqué de presse – Coordination Européenne Via Campesina et Uniterre

Genève – Jeudi 20 octobre 2011.

Aujourd'hui entre midi et 14h plus d'une centaine de paysans, membres d'associations et citoyens engagés se sont réunis en face de l'UPOV (Union Internationale pour la Protection des Obtentions Végétales), pour protester à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'institution. Leur mot d'ordre était “Pour la reconnaissance immédiate du droit des paysan-ne-s de ressemer et d'échanger librement leurs semences, les protéger de la biopiraterie et des contaminations par des gènes brevetés. Non à la mainmise des multinationales semencières, au COV de 1991 et à toute forme de brevets sur les plantes, les parties de plantes, leurs gènes ou les procédés d'obtention.”1

Un arbre a été planté devant l'institution afin de symboliser le fait que les paysans y détiennent désormais le statut d'observateurs. Ils y ont montré leur determination par l'execution symbolique du “kata de la houe”. Puis des sachets de semences “illégales” ont été distribués et ces dernières semées aux alentours afin d'illustrer les causes de leur combat. Les personnes acceptant ces semences sont aujourd'hui considérées comme “receleurs”. Pierre Vanek, Philippe Sauvin (solidaritéS) et Anne Mahrer (Vert), candidats aux élections fédérales, font partie de ceux qui ont accepté des sachets.

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Communiqué de soutien de La Via Campésina aux 62 faucheurs de Colmar

La Via Campésina, mouvement paysan international, réunie au Brésil pour tenir  un comité de coordination international déclare apporter son soutien aux faucheurs et faucheuses volontaires d'ogm qui comparaissent au tribunal de Colmar pour avoir neutralisé 70 plants de vigne, essai de plantes génétiquement modifiées mené par l'INRA (institut  scientifique national de recherche agronomique publique )

Nous félicitons ces nobles citoyens et citoyennes d'avoir agi pour la pérennité de notre agriculture paysanne, d'avoir agi afin d'empêcher que demain nous soyons soumis à la manipulation génétique généralisée et à la main mise des firmes transnationales et agro-industrielles qui l'accompagne.

Ce n'est pas en contaminant les sols, l'eau, les semences, en détruisant la biodiversité végétale et animale que l'agriculture pourra répondre aux besoins alimentaires des populations.

Nous, paysans et paysannes d'Afrique, d'Amérique, d'Asie, et d'Europe pensons qu'une collaboration avec les scientifiques et les agronomes est nécessaire. Elle doit se dérouler dans le sens d'une complémentarité avec nos savoir-faire et nos besoins effectifs.

La recherche scientifique et agronomique au service des populations doit notamment enrichir l'agroécologie, l'un des piliers de la souveraineté alimentaire.

Globalisons la lutte! Globalisons l'espoir!

Comité de Coordination International de la Via Campésina

Sao Paulo, le 28 septembre 2011

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