Déclaration de la société civile africaine : appel pour une interdiction des OGM

(Please distribute and sign at www.acbio.org.za/activist)

Introduction

Nous soussignées, organisations de la société civile de l’ensemble du continent africain, appelons par la présente à une interdiction immédiate et totale de la culture, de l’importation et de l’exportation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le continent africain.

Nous exhortons les gouvernements d’Afrique à prendre les mesures nécessaires à la protection de la santé de leurs populations, en soutenant le présent appel et en s’engageant à mener à bien, sur le long terme, des études indépendantes et faisant autorité en matière de sécurité alimentaire.

Nous appelons également les gouvernements d’Afrique à bien vouloir prendre note de nos objections supplémentaires concernant les OGM. Celles-ci concernent le brevetage du vivant et la privatisation de l’agriculture, qui a plongé les paysans, les communautés rurales et les peuples autochtones dans la dépendance vis-à-vis du monopole des entreprises semencières privées. Nous sommes par ailleurs extrêmement préoccupés par les impacts négatifs sur la biodiversité et les changements climatiques de l’agriculture industrielle basée sur la technique transgénique.

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Convention sur la Diversité Biologique: Paysannes et paysans demandent la fin de la commercialisation de la biodiversité, les semences OGM et la biologie synthétique

La Via Campesina – Communiqué de presse

(Hyderabad, le 11 octobre 2012) Alors que les leaders du monde entier se rassemblent à Hyderabad en Inde, pour la 11ème Conférence des Parties à la Convention des Nations Unies sur la Diversité Biologique (CDB), pour discuter des moyens d’endiguer l’appauvrissement rapide de la Diversité Biologique, La Via Campesina (LVC) mouvement paysan international, affirme qu’au lieu de protéger la biodiversité, les discussions de la CDB dégénèrent et s'orientent vers une discussion sur la privatisation et la commercialisation de la biodiversité. Cette progression vise à doter les grandes entreprises du contrôle de la biodiversité à des fins commerciales, au détriment des paysannes et paysans, des pêcheurs et des populations indigènes qui la protègent et en prennent soin.

La CDB traite aussi de technologies à risque et/ou non-testées, comme par exemple de nouveaux types de biologie synthétique, d' OGM et de géo-ingénierie. « Ils essaient de créer des formes de vie qui n’existent pas dans la nature ou de favoriser des projets à très grande échelle comme la fertilisation des océans pour séquestrer du carbone, ce qui porte atteinte à la faune et la flore marines. Il n’y a aucune institution qui contrôle ces évolutions douteuses et nous ne pouvons en prévoir les risques. Ces solutions technologiques ne résolvent pas nos problèmes environnementaux. Elles ne font qu’aggraver les choses. » Déclare Marciano Toledo, membre de La Via Campesina Brésil.

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Action pour les semences paysannes à Genève

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Alors que l'UPOV fête ses 50 ans, les paysans protestent contre une institution au service de l'industrie semencière

Communiqué de presse – Coordination Européenne Via Campesina et Uniterre

Genève – Jeudi 20 octobre 2011.

Aujourd'hui entre midi et 14h plus d'une centaine de paysans, membres d'associations et citoyens engagés se sont réunis en face de l'UPOV (Union Internationale pour la Protection des Obtentions Végétales), pour protester à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'institution. Leur mot d'ordre était “Pour la reconnaissance immédiate du droit des paysan-ne-s de ressemer et d'échanger librement leurs semences, les protéger de la biopiraterie et des contaminations par des gènes brevetés. Non à la mainmise des multinationales semencières, au COV de 1991 et à toute forme de brevets sur les plantes, les parties de plantes, leurs gènes ou les procédés d'obtention.”1

Un arbre a été planté devant l'institution afin de symboliser le fait que les paysans y détiennent désormais le statut d'observateurs. Ils y ont montré leur determination par l'execution symbolique du “kata de la houe”. Puis des sachets de semences “illégales” ont été distribués et ces dernières semées aux alentours afin d'illustrer les causes de leur combat. Les personnes acceptant ces semences sont aujourd'hui considérées comme “receleurs”. Pierre Vanek, Philippe Sauvin (solidaritéS) et Anne Mahrer (Vert), candidats aux élections fédérales, font partie de ceux qui ont accepté des sachets.

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