Alors que l'UPOV fête ses 50 ans, les paysans protestent contre une institution au service de l'industrie semencière

Communiqué de presse – Coordination Européenne Via Campesina et Uniterre

Genève – Jeudi 20 octobre 2011.

Aujourd'hui entre midi et 14h plus d'une centaine de paysans, membres d'associations et citoyens engagés se sont réunis en face de l'UPOV (Union Internationale pour la Protection des Obtentions Végétales), pour protester à l'occasion du cinquantième anniversaire de l'institution. Leur mot d'ordre était “Pour la reconnaissance immédiate du droit des paysan-ne-s de ressemer et d'échanger librement leurs semences, les protéger de la biopiraterie et des contaminations par des gènes brevetés. Non à la mainmise des multinationales semencières, au COV de 1991 et à toute forme de brevets sur les plantes, les parties de plantes, leurs gènes ou les procédés d'obtention.”1

Un arbre a été planté devant l'institution afin de symboliser le fait que les paysans y détiennent désormais le statut d'observateurs. Ils y ont montré leur determination par l'execution symbolique du “kata de la houe”. Puis des sachets de semences “illégales” ont été distribués et ces dernières semées aux alentours afin d'illustrer les causes de leur combat. Les personnes acceptant ces semences sont aujourd'hui considérées comme “receleurs”. Pierre Vanek, Philippe Sauvin (solidaritéS) et Anne Mahrer (Vert), candidats aux élections fédérales, font partie de ceux qui ont accepté des sachets.

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Communiqué de soutien de La Via Campésina aux 62 faucheurs de Colmar

La Via Campésina, mouvement paysan international, réunie au Brésil pour tenir  un comité de coordination international déclare apporter son soutien aux faucheurs et faucheuses volontaires d'ogm qui comparaissent au tribunal de Colmar pour avoir neutralisé 70 plants de vigne, essai de plantes génétiquement modifiées mené par l'INRA (institut  scientifique national de recherche agronomique publique )

Nous félicitons ces nobles citoyens et citoyennes d'avoir agi pour la pérennité de notre agriculture paysanne, d'avoir agi afin d'empêcher que demain nous soyons soumis à la manipulation génétique généralisée et à la main mise des firmes transnationales et agro-industrielles qui l'accompagne.

Ce n'est pas en contaminant les sols, l'eau, les semences, en détruisant la biodiversité végétale et animale que l'agriculture pourra répondre aux besoins alimentaires des populations.

Nous, paysans et paysannes d'Afrique, d'Amérique, d'Asie, et d'Europe pensons qu'une collaboration avec les scientifiques et les agronomes est nécessaire. Elle doit se dérouler dans le sens d'une complémentarité avec nos savoir-faire et nos besoins effectifs.

La recherche scientifique et agronomique au service des populations doit notamment enrichir l'agroécologie, l'un des piliers de la souveraineté alimentaire.

Globalisons la lutte! Globalisons l'espoir!

Comité de Coordination International de la Via Campésina

Sao Paulo, le 28 septembre 2011

Belgique: Journée de libération nationale d’un champ de pommes de terre OGM 29 mai 2011 à Wetteren

Suite à l’essai de plein champ de cultures synthétiques (pommes de terre génétiquement modifiés), le débat sur les biotechnologies et la nécessité d’un modèle agricole durable a été pleinement relancé ces derniers mois.

Le Field Liberation Movement espère que ce n’est que le début d’un vaste débat public et de fond qui bénéficiera aux agriculteurs, aux consommateurs, à l’environnement et à la qualité alimentaire. Menons ce débat scientifique et social avant de tester des OGM en plein air!

Une recherche indépendante joue un rôle crucial dans le soutien d’un modèle agricole durable, mais nos chercheurs doivent avoir les ressources pour poser les bonnes questions, celles d’intérêt général.

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Traité sur les semences - Déclaration de la société civile

Bali, 18 mars 2011

[Je m’exprime au nom de La Via Campesina et des Organisations de la Société Civile (OSC) présentes à la quatrième session de l’Organe Directeur du Traité sur les semences]

Introduction

Madame la Présidente, nous sommes heureux de pouvoir saisir cette occasion pour vous exprimer quelques réflexions concernant les progrès réalisés lors de cette quatrième session de l'Organe directeur. Nous vous remercions à ce propos pour votre compréhension à notre égard et pour votre accueil chaleureux.

Lors de la deuxième réunion de l’Organe directeur, les organisations de la société civile avaient suggéré qu’il serait plus réaliste de suspendre le Traité plutôt que de le laisser poursuivre son fonctionnement sans les ressources adaptées. Lors de la troisième réunion, nous étions restés optimistes et avions plaidé en faveur d’un programme garantissant que les gouvernements ayant ratifié le Traité se chargeraient d’assurer son fonctionnement. Nous attendions de cette quatrième session de l’Organe directeur que les Parties contractantes décident de trouver les moyens de faire fonctionner le Traité et qu’elles s’y engagent politiquement, dans l'intérêt des principaux utilisateurs et développeurs des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, à savoir les petits paysans du monde.  

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