Les paysans africains rejettent les lois sur les semences de l’industrie et l’offensive menée sur les semences paysannes et la souveraineté alimentaire

Nouvelles de LVC Afrique depuis la réunion continentale sur les semences.

b_350_0_16777215_00___images_stories_semenceetgenetiquesresource_20131411harare_seeds1scaled.jpg(Harare, 14 Novembre 2013) Lors de la réunion africaine sur les semences qui a eu lieu à Harare au Zimbabwe, les 12 et 14 novembre dernier, les discussions ont porté sur la menace croissante que les investissements externes représentent pour l’agriculture africaine. Il s’agit des compagnies semencières internationales et de leurs efforts continus pour exploiter la terre et les ressources africaines pour alimenter les autres parties du globe.

Les participants de cette réunion ont exprimé leur grande inquiétude devant cette pression de l’agriculture industrielle en Afrique par les corporations internationales et leurs partenaires avec des initiatives telles que l’Alliance pour la révolution verte en Afrique (AGRA), la nouvelle Alliance pour la Sécurité alimentaire et la nutrition du G8. Certains états africains soutiennent des initiatives semblables au travers de l’Union africaine, le nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD) et le Programme détaillé de Développement de l’Agriculture africaine (PDDAA). L’Afrique n’a pas été touchée par la première révolution verte – l’introduction de semences hybrides, les intrants agricoles chimiques, l’irrigation et le crédit – qui ont causé la perte massive de la diversité des semences paysannes dans d’autres parties du Sud.

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Nous ne sommes pas des arriérés. Nos semences et notre savoir sont cruciaux pour notre survie

Les nouvelles de LVC Africa

b_350_0_16777215_00___images_stories_semenceetgenetiquesresource_20131311harare_seedscaled.jpg(Harare, le 13 novembre 2013) La diversité des semences, que les paysans et les paysannes ont mis des siècles à créer, est en danger de disparition ; la diversité des semences restante est de plus en plus menacée par les grandes compagnies internationales, venant pour la plupart du secteur de la chimie agricole. En Afrique, des forces différentes convergent pour accaparer les semences paysannes et saper leur diversité ainsi que les connaissances et les pratiques qui y sont associées.

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Traité sur les semences : Une résolution en faveur du droit des agriculteurs.

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Communiqué de Presse de la Via Campesina

(Oman, 30 septembre 2013) La Via Campesina se félicite de l'adoption ce 28 septembre 2013, par le Comité Directeur du Traité international des Nations unies sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, appelé communément "Traité sur les semences", d'une résolution appelant les États à appliquer et soutenir les droits des agriculteurs et des agricultrices sur leurs semences.

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Le Traité sur les semences ne doit plus permettre le vol des semences paysannes

Communiqué de presse de la Via Campesina.

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(Oman, 24 septembre 2013). Cette semaine, du 24 septembre au 28 septembre s'ouvre à Oman la cinquième session du comité directeur du Traité international des Nations unies sur les ressources phytogénétiques pour l'alimentation et l'agriculture, appelé couramment  "Traité sur les semences". Ce traité a été ratifié pour faciliter l'accès de tous à la diversité des semences. L'espoir suscité lors de son adoption en 2001 laisse aujourd'hui la place à un constat d'échec.

En effet, par ce traité, l'industrie semencière peut puiser librement et gratuitement dans l'immense trésor des semences accumulées par des siècles de sélections paysannes et enfermer ensuite cette richesse dans ses propres collections privées. Dans le même temps, les collections publiques accessibles à tous disparaissent les unes après les autres et les droits fondamentaux des paysans et des paysannes d'accéder, d'utiliser, d'échanger et de vendre leurs propres semences sont criminalisés. Si les paysans et les paysannes ne peuvent plus garder et sélectionner leurs semences, leurs systèmes de production perdent leur capacité d'adaptation au changement climatique : au-delà de la biodiversité, c'est la sécurité alimentaire du monde entier qui est donc en danger.

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