8 mars : s’organiser et lutter pour conquérir nos droits

Communiqué de la Via Campesina

(Harare, 8 mars 2016) Aujourd’hui, à l’occasion de la journée internationale des femmes, La Via Campesina appelle à agir contre la violence capitaliste dans le monde entier ; cette violence, en plus de s’exercer contre les femmes, s’inscrit plus largement dans un contexte social d’exploitation et de spoliation, où les femmes paysannes, autochtones, noires, sans terre ou salariées agricoles ont toujours été opprimées et lésées dans leurs droits légitimes.

La Via Campesina souligne l’importance de l’organisation et de la lutte qui constituent un espace de libération et de prise de conscience, qui garantit la participation politique des femmes en tant que sujets historiques, afin de construire une société juste où l’ethnie, le genre ou l’orientation sexuelle n’ont pas d’importance.

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25 Novembre : La Via Campesina en lutte contre le féminicide et la violence faite aux femmes

(Harare, le 25 Novembre 2015) A l’occasion de la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le 25 Novembre 2015, La Via Campesina se mobilise afin de renforcer la lutte contre le silence qui entoure le fait que le système capitaliste et patriarcal menace la vie des femmes. Face à ce système qui chosifie, exploite, pille, fomente les guerres et militarise les territoires, il est urgent de construire de nouvelles relations humaines basées sur la justice de genre et l’égalité des droits.

Dans ce contexte, La Via Campesina confirme que la Campagne Mondiale « Stop à la violence faite aux femmes » lancée en 2008 est un outil pour le débat et la formation interne du mouvement. Mais c’est aussi un outil pour dénoncer publiquement la violence structurelle qui menace les femmes dans le monde entier et qui se manifeste dans toutes les sphères de la vie tant physique et psychologique que politique et économique et qui finit par se reproduire dans le quotidien comme un phénomène naturel.

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Thaïlande, Kao Bart : Les femmes paysannes en lutte pour leurs droits sur les terres et leur bien-être

 

Les femmes de Kao Bart recueillie lors d'un rituel traditionnel, demandant à la divinité locale de protéger leurs semis préparés pour les activités annuelles de boisement.

(Bangkok, Novembre 2015). Le village de Kao Bart abrite une communauté vivant dans la forêt de Dong Yai à Buriram, une province près de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge, côté Thaïlande. Cet article donne des éléments pour comprendre la relation complexe entre l’Etat, l’armée, les intérêts des entreprises dans l’agriculture. Il illustre aussi la détermination des femmes paysannes pour assurer l’autonomie et la sécurité dans le village de Kao Bart. La rédaction de cette histoire a été organisée par l’Assemblée des Pauvres, membre de La Via Campesina en Thaïlande.

En 1970, les villageois de Kao Bart furent encouragés par l’armée thaïe à vivre dans la forêt et à y cultiver dans le cadre des stratégies militaires anti-communistes. En 1976, lorsque la guerre contre le communisme pris fin, l’Etat thaï décida de pousser les villageois en dehors de la forêt. Leurs terres furent données à des entreprises franchisées pour y installer des plantations d’eucalyptus.

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Autriche : Parlons des droits des paysannes!

(Vienne, Novembre 2015) La violence n’est pas toujours quelque chose de visible. En Autriche, les structures traditionnelles de pouvoir et de propriété sur les fermes tendent à nuire aux droits personnels, économiques et politiques des femmes. De nombreuses femmes, subissant la dépendance économique et l’oppression n’ont pas conscience qu’elles sont victimes de violence – et qu’elles peuvent s’en défendre. La violence (économique) faite aux femmes est encore un tabou dans les campagnes autrichiennes.

Qui possède les fermes? Qui décide des investissements? Qui mène les négociations? Qui a accès à l’argent? Qui représente la ferme ? Qui prend part aux processus politiques? Et qui exécute les travaux domestiques et s’occupe des enfants et des ainé-es?

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