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Europe : Crise agricole - La Conf’ à l’Elysée et à Bruxelles pour un changement de cap

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne

(Bagnolet, le 25 août 2015). Voilà deux mois que la crise de l’élevage occupe les titres de l’actualité. Deux mois et les mesures annoncées n’ont rien changé à la situation catastrophique des paysans. Il est temps de regarder cette crise en face, de regarder l’ensemble du monde agricole et de faire des choix. Veut-on garder des paysans nombreux, avec leurs savoir-faire, répartis sur le territoire et qui produisent une alimentation de qualité ? Si tel est le cas, il faut changer de cap tout de suite, et les pouvoirs publics peuvent agir en ce sens ! Nous allons rencontrer le Président de la République jeudi 27 à 16h (un point presse suivra, à partir de 16h30). Les prochaines mesures qu’il doit annoncer ne peuvent continuer d’alimenter ce système à bout de souffle !

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Crise laitière: les paysans, simples dégâts collatéraux de choix politiques ?

Communiqué de presse de la Coordination Européenne Via Campesina

(Bruxelles, mercredi 29 juillet). L'observatoire du Marché européen du Lait réuni hier est bien obligé de faire le constat que les prix chutent de façon certaine. Depuis la mise en place de cet outil censé accompagner la sortie des quotas laitiers, le constat est fait réunion après réunion que les marchés annoncés comme salvateurs ne sont pas là. Par ailleurs, il y a enfin reconnaissance que le prix du lait est trop bas pour les paysans.

Les perspectives sont sombres pour le futur proche (fin 2015 - début 2016).

Face à cela, aucune volonté de la part de la Commission de remettre en cause ce qui est pour certains l'illustration d'une politique qui marche: les prix baissent quand les volumes sont élevés et montent quand les volumes sont bas.

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Crise laitière: Le cœur du problème reste entier

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne

(Bagnolet, le 24 juillet 2015) L’accord trouvé aujourd’hui au Ministère avec la grande distribution et les transformateurs annonce une revalorisation des prix d’achat par la grande distribution de certains produits de grande consommation uniquement pour les marques de distributeurs (MDD – 1er prix): lait de consommation, beurre, crème et emmental. Aucun engagement, sur les yaourts ou autres produits laitiers, n’a été clairement pris. De plus, la restauration hors domicile est une question non réglée, avec pourtant 20% des volumes concernés.

C'est pourquoi nous sommes loin d’être satisfaits de ces conclusions. On entend que cela permettrait de regagner 4 centimes sur le litre de lait payé au producteur. Nous sommes pourtant très sceptiques car seulement 40% du lait transformé part en grandes surfaces. Et parmi ce volume, les MDD pèsent de 30 à 70% des ventes suivant les produits. L’accord agit donc a maxima sur 20% du volume de lait produit en France et ne déboucherait que sur une faible hausse seulement sur une partie des producteurs selon le mix-produits de son entreprise!

Ces hausses spécifiques restent nécessaires, notamment au vu de la déflation observée sur les prix des produits laitiers à la consommation ces dernières années. Toutefois, ce faible accord n’arrivera pas à dégager un revenu pour les éleveurs laitiers au regard de la réalité du marché laitier!

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Plan d'urgence pour l'élevage : De l'essence dans le moteur mais un plan en panne de solutions durables

Communiqué de presse de la Confédération Paysanne

(Bagnolet, le 22 juillet 2015) Ce plan de soutien aux éleveurs surendettés, notamment les jeunes, est certes nécessaire à court terme, cependant il ne doit pas servir à maintenir un système à bout de souffle et passer sous silence que tous les éleveurs sont aujourd'hui en crise, concernés par la baisse généralisée des prix.

Pour résoudre durablement cette crise, il faut stopper net cette politique de libéralisation délibérée qui a poussé au surendettement et met aujourd'hui en péril des dizaines de milliers d’éleveurs. On continue à favoriser la saturation des outils de production des entreprises agroalimentaires au détriment des éleveurs et des territoires.

Par ailleurs, il est illusoire de réactiver le mirage de l’export, dont les aléas (embargo russe, contraction des débouchés chinois) sont en grande partie responsables de la crise actuelle. Cela devient carrément cynique quand Manuel Valls envisage de profiter de la faiblesse actuelle des grecs pour conquérir leurs marchés agricoles.

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