21 jours pour stopper la ratification de l'Accord de libre-échange Canada-Colombie

Ignorant les critiques de nombreuses organisations, le gouvernement Harper a commencé le processus de ratification de l'Accord de libre-échange Canada-Colombie en dépit des violences incessantes et de graves violations des droits de la personne en Colombie.

Le 26 mars, le gouvernement Harper a présenté l' l'Accord de libre-échange Canada-Colombie à la Chambre des communes afin d'entamer le processus de ratification, en même temps qu'il a présenté la loi. Les représentants canadiens ont 21 jours pour mener un débat qui pourrait en empêcher à la ratification.

SOS-Colombie lance un appel à la mobilisation pour montrer au gouvernement canadien que les citoyennes/ens ne veulent pas être complices du régime de terreur qui règne en Colombie soi-disant au nom de l'économie!

L'Accord de libre-échange Canada-Colombie vise à absoudre le gouvernement de la Colombie des violations des droits de la personne dont il est responsable et, ainsi, exercer des pressions sur les États-Unis pour qu'ils signent un accord de libre-échange avec la Colombie.

L'Accord de libre-échange Canada-Colombie causera d'énormes dommages à l'économie colombienne, à la sécurité alimentaire, à la population et aux écosystèmes colombiens, qui sont fragiles et irremplaçables.

Toutes les organisations et les personnes qui se sont mobilisés contre l 'Accord de libre-échange Canada-Colombie ont maintenant la possibilité d'agir ensemble pour convaincre les parlementaires canadiens de ne pas ratifier ce traité insidieuse qui va à l'encontre des intérêts de la population de la Colombie.

Action urgente:

Écrivez à les députés Canadiennes: des modèles de lettres suivre.

SOS-Colombie est une coalition d'organisations canadiennes, notamment: le Comité pour les droits humains en Amérique latine (CDHAL), le Projet d'accompagnement et de solidarité Colombie (PASC), Développement et Paix, le Regroupement autonome de jeunes (RAJ) de Sherbrooke, Action et solidarité pour la Colombie (ASOCOLOM) et le Réseau québécois pour l'intégration continentale (RQIC) [1].

[FRANÇAIS]

Écrire la ville et la date

Écrire le nom de l'organisation ou de la personne à qui vous envoyez votre lettre :

Message à l'attention des dirigeants des partis suivants :
* Stephen Harper, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , premier ministre du Canada, chef du Parti conservateur
* Michael Ignatieff, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , chef du Parti libéral du Canada
* Jack Layton, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , chef du Nouveau Parti démocratique (NPD)
* Gilles Duceppe, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. , chef du Bloc québécois

Et envoyez une copie au :
* CDHAL: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ,

Aux parlementaires canadiens,

Permettez-nous d’attirer votre attention sur une situation qui est pour nous un sujet de grande préoccupation en vous fournissant quelques éléments d’information.

Depuis des mois, l'ensemble des organisations sociales colombiennes et canadiennes s’oppose à l'Accord de libre-échange entre le Canada et la Colombie qui a été déposé au parlement le 26 mars 2009. Ces oppositions sont soutenues au parlement canadien par les partis du Nouveau Parti démocratique, du Bloc Québécois et plusieurs députés libéraux. Le gouvernement Harper leur a répondu que cet accord aiderait l'économie du Canada et de la Colombie, mais aussi qu'il encouragerait le gouvernement colombien à améliorer son bilan en matière de droits humains.

Nous vous soumettons que ces arguments ne sont pas recevables au regard des informations disponibles :

De nombreuses études démontrent que la signature de cet accord aura des conséquences dramatiques au niveau des conditions de travail ici comme là-bas et remettrait en question des acquis sociaux fondamentaux de la démocratie canadienne sans qu'aucune preuve n'ait été faite des bienfaits économiques de celui-ci. De plus, cet accord, qui favorise largement les compagnies minières canadiennes, lesquelles ne sont toujours pas soumises à des réglementations sociales et environnementales acceptables, ne fera qu'alourdir leur bilan écologique et humain réputé internationalement comme étant désastreux.

En plus de rendre le Canada complice des innombrables crimes commis par l'État colombien (crimes dénoncés par les Nations unies et la Cour interaméricaine des droits humains), signer cet accord équivaut à désavouer le travail de défense des droits humains dans lequel s'engage au jour le jour une large part de la population canadienne.

Comment peut-on parler d'amélioration de la situation des droits humains en Colombie tandis qu'un rapport publié par Amnistie internationale, le 28 octobre 2008, signale que 1 400 civils ont été assassinés en 2007 et 1 300 en 2006? Environ 270 000 personnes ont également été victimes de déplacements forcés au cours du premier semestre de l’année 2008, ce qui correspond à une augmentation de 41 % par rapport à la même période en 2007. De plus, les preuves discréditant le processus de démobilisation paramilitaire conduisent à deux constats : les paramilitaires continuent de menacer et assassiner des personnes innocentes et la presque totalité de leurs crimes restent dans la totale impunité.

Depuis la fin 2008, le scandale des « exécutions extrajudiciaires » – assassinats de civils commis directement par l’armée – pour gonfler les chiffres des victoires de la lutte contre la guérilla, a sérieusement remis en question la légitimité du gouvernement d’Alvaro Uribe Velez. Au cours des deux derniers mandats présidentiels, au moins 1122 personnes civiles sans défense ont été assassinées puis présentées par l’armée comme « mortes au combat ».

Et il ne s'agit ici que de quelques exemples.

Notons que le Congrès des États-Unis a refusé de ratifier un accord semblable à celui soumis au Parlement du Canada en raison du bilan déplorable du gouvernement de la Colombie au chapitre des violations des droits de la personne.

Nous sommes d’avis que le Canada a perdu au courant des dernières années de son prestige international et de sa tradition de leader en termes de droits humains. Nous croyons qu’il est d’une très grande importance que le Canada se rallie à l’exemple des États-Unis.
Nous sollicitons que vous portiez la meilleure attention à la situation qui prévaut actuellement en Colombie et que vous interveniez de façon vigoureuse pour dénoncer l’accord de libre-échange auprès des collègues de votre parti et du Parlement et en bloquer la ratification.

Nous sommes confiants que vous saurez représenter dignement vos électeurs et l’ensemble des Canadiennes et Canadiens lors du vote de ratification de l’accord de libre-échange qui doit se tenir au cours des prochaines semaines. Nous vous serions reconnaissants de donner suite à cette missive en nous informant de votre position et de vos actions à la suite de la présente requête.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur, nos salutations distinguées.


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Responsable / Organisation / Signature


Contact person : Sos Colombie ( Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. )

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